Des villes pivots

Longtemps exclu des grands axes d’échanges, le département est resté relativement peu peuplé, peu urbanisé. L’échange entre des territoires complémentaires a permis de fédérer un socle naturel diversifié. Dans ce système ancien, villes et bourgs se sont implantés à l’image de pivots à la jonction des terroirs, les reliant et les articulant entre eux.

Piton de Rodez

Rodez : un piton cerné par un méandre de l’Aveyron, capitale ramassée derrière son enceinte moyenâgeuse.

Les voies de communication sillonnent aujourd’hui les plateaux reliant villes et bourgs urbains. Les vallées sont trop encaissées pour être des lieux de passage et de peuplement. Les grands axes convergent vers Rodez qui s’est imposée comme un relais local nécessaire, peu concurrencé par les métropoles régionales trop lointaines que sont Toulouse et Montpellier.

Villefranche de Rouergue : un carrefour d’échange irrigué par l’Aveyron et les chemins, quadrillage d’une bastide du XIIIème siècle.

Le réseau des villes et bourgs est complété par des pôles d’échanges et de services secondaires clairsemés, il compte notamment Millau à l’est et Villefranche à l’ouest. La taille réduite des agglomérations, l’absence d’industrie périurbaine perpétuent le lien intime entre villes et campagne.

Millau : un cirque avec le Tarn pour ressource et menace, croissance au XIXème siècle d’une ville industrielle.

La population est relativement dense au cœur du département ; plus rudes pour les hommes, les terres de frontière restent peu peuplées (Aubrac, Grands Causses, Monts de Lacaune). Les axes autoroutiers réalisés (A75) ou en cours de réalisation (RN88) ouvrent le département sur l’extérieur. Cette traversée du département conforte Rodez et des communes densément peuplées.