La disparition du réseau de murets

L’enfrichement très important des terrains du Causse confère à ce territoire une image liée aux boisements de chênes pubescents identique à celle des Causses lotois. Cette couverture forestière conduit à la disparition du bocage minéral (constitué de réseaux de murets) pourtant très fortement identitaire de ce secteur. La faible dimension et la dispersion du foncier ainsi que le manque d’une production agricole forte peuvent expliquer cette évolution.

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Des évolutions hétérogènes

Pour le Limargue, la trame bocagère est agrandie ou enfrichée suivant les dynamiques locales. Mais globalement, on constate une orientation vers un élevage bovin de type Ségalas (développement du veau d’Aveyron).
L’imbrication des terreforts et des Causses rend difficilement perceptibles ces tendances à grande échelle.

La culture intensive dans les vallées

Les terrains de vallées alluviales irrigables (celles de l’Aveyron, de Diège et d’une partie du Lot) constituent un cas particulier de production plus intensive, notamment par des cultures de maïs et de tabac.
Le Villefranchois est bien irrigué par des voies de communication qui focalisent cependant le développement actuel autour de leur tracé, excluant les secteurs les plus enclavés.

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Une pression forte autour des pôles urbains

Parmi les activités installées sur ces axes de communications, la plus significative semble être l’artisanat agroalimentaire (charcuteries par exemple).
Le chemin de fer dessert la région et a entraîné la création de la ville de Capdenac. La dimension urbaine de cette région est moins affirmée que par le passé suite à la perte de rayonnement des bastides. Une certaine pression résidentielle subsiste autour de Villefranche et dans une moindre mesure de Capdenac.
L’implantation traditionnellement diffuse du bâti en Limargue peut favoriser aujourd’hui le mitage.

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Un idéal rural

La nature du bâti (taille humaine, matériaux chaleureux, éléments secondaires comme les pigeonniers) correspond à une image idéalisée du bâti rural et favorise sa réhabilitation en habitat principal ou sa reconversion en résidence secondaire.