De nombreux thèmes à prendre en compte se rapprochent de l’extension urbaine type lotissement

Observer pour comprendre le lieu

  • Liaison avec le bourg et le réseau routier
  • Topographie : inscription dans la pente pour une meilleure insertion paysagère, une économie dans les terrassements…, unités paysagères, appui sur les documents d’urbanisme existants (chartes paysagères, PLU…)
  • Orientations : exposition, vents dominants
  • Trame végétale : haies et arbres existants, observer les essences (adaptation au climat, aux ressources et au sol), la typologie et le fonctionnement (réseaux), talus…
  • Trame minérale : réseau de murets existants, leur typologie (pierre sèche, maçonnerie, hauteur, positionnement, pierre utilisée)
  • Trame viaire : des chemins, sentes, rues ou routes peuvent déjà exister. Leur gabarit, leur réseau, leur fréquentation, sont des facteurs à étudier pour comprendre.
  • Histoire du lieu, anciens usages
  • Vues sur et depuis le lieu
  • Implantation du bâti : elle ne s’est pas faite au hasard. Bien qu’aujourd’hui, les techniques de constructions permettent de s’affranchir des contraintes naturelles, le lieu doit déterminer le mode d’implantation (exposition, vents dominants, présence d’une zone humide …) pour permettre une construction durable.
  • Echelle du bâti
  • Echelle, traitement et usage des espaces publics : Ils sont souvent oubliés lors de la construction…
  • Matériaux et nuances des couleurs : chaque terroir possède ses caractéristiques propres, c’est le sous-sol qui détermine l’utilisation d’un matériau à un endroit donné.

Exemple à suivre : zone d’activités des Herbiers en Vendée

za-herbiers-parking

Un projet réfléchi : ça se voit!

Plan de la ZA : Oryon Aménageur – Sixième Rue Architectes – Maîtrise d’oeuvre paysage ZEPHYR à Nantes – BET la Morinière et SAET / Bâtiments commerciaux : Acropa architecture Nantes – SIPEC Promotion Immobilière.

Prendre le lieu comme base de la réflexion et répondre aux besoins actuels et futurs

  • La taille des lots se doit d’être adaptable afin de pouvoir accueillir toutes les demandes (différentes activités)
  • Hiérarchie du réseau viaire : les voiries sont souvent démesurées et traitées plus comme des routes que comme de véritables rues.
  • Attention à l’imperméabilisation immodérée des surfaces !
  • Gestion des eaux de ruissellement et des eaux de pluie (filtration avec des systèmes de fossés et de noues, réutilisation après traitement…)
  • Traitement des limites : réfléchir à la nécessité de les traiter, il n’est pas toujours nécessaire de clôturer entièrement la parcelle.
  • Gestion des aires de stockage
  • Réfléchir dès la conception du projet est l’occasion de faire des économies : entretien des espaces, gestion de l’eau, organisation des parcelles et réflexion pour les futures activités
  • Architecture du bâti industriel et réflexion sur leur polyvalence et leur extension possible. (Besoins spécifiques comme l’agrandissement)
  • Clôtures, limites par rapport à l’existant elles ne sont pas toujours nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise. Ainsi, il suffit quelquefois de seulement clôturer l’espace de stockage du matériel, l’avant des entreprises étant laissé sans clôture.
  • Place des espaces publics
  • Mode d’entretien de ces espaces : une gestion extensive est préférable pour des communes qui souvent n’ont pas de moyen d’entretien. Planter des essences adaptées aux conditions locales, limiter le nombre de variétés, simplicité…
  • Chaudière collective / récupération de l’eau : avec approvisionnement local
  • Nouvelles entreprises : cela demande de nouveaux services (aux employés: organisation des transports, restauration, garde d’enfants par exemple…) si on souhaite une certaine pérennité.
  • Enseigne et publicité : emplacement, hiérarchie, charte graphique à mettre en place dès la conception. Leur conception doit faire partie du projet et non la subir.

Exemple à suivre : Parc d’activités le Cassé 1 à Saint Jean – Haute Garonne

Pour en savoir plus sur le Parc d’activités de Saint Jean – téléchargez notre carnet « Démarche à suivre« 

Conception du arc d’Activités du Cassé 1 à St Jean 31 : Jean-Yves Puyo architecte urbaniste OPQU – VRD Concept

Pour en savoir plus :  (Ré)inventer la zone d’activités publié par le CAUE de Loire Atlantique