Une agriculture reconnue

En quelques dizaines d’années, grâce à la mise en valeur et au défrichage des plateaux, le Ségala passe donc d’un statut dévalorisant ; les sobriquets « ségali » ou « ventre nègre » faisant référence à la consommation de seigle et de châtaigne ; à celui d’un des plus beaux terroirs agricoles du sud de la France. On l’a quelquefois qualifié de « petite Bretagne » par similitude de leur agriculture intensive d’élevage mais aussi de certaines caractéristiques sociologiques comme le rôle du syndicalisme agricole issu des mouvements catholiques dans le développement agricole.

Aujourd’hui, la transformation des techniques agricoles se poursuit et, à travers elle, la transformation du paysage. On assiste notamment au développement des cultures fourragères destinées à l’ensilage et irriguées par le biais de lacs collinaires. L’activité dominante reste l’élevage pratiqué de manière intensive, soit pour des productions classiques (vaches laitières, porcs), mais de plus en plus pour des productions sous label qualité (IGP «veau d’Aveyron et du Ségala», lait de brebis pour Roquefort autour de la vallée du Tarn) qui permettent de valoriser au mieux les petites structures en place. Malgré une forte diminution, la densité d’exploitations reste élevée, l’attractivité de l’agriculture se traduit notamment par le prix des terres le plus élevé du département de l’Aveyron.

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