Une végétation de terrains acides

Les influences climatiques atlantiques se traduisent par la place prépondérante occupée par la chênaie pédonculée qu’accompagnent parfois à l’ouest l’ajonc et même le chêne tauzin.

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L’étendue de l’entité paysagère concernée favorise l’apparition d’autres types de végétation. La chênaie pubescente traduit les influences méditerranéennes au sud de la vallée du Tarn.

La hêtraie dénote le climat montagnard des zones d’altitude (au-dessus de 700 m.) mais elle trouve aussi l’humidité et la fraîcheur qu’elle recherche sur les ubacs de fond de vallée (en inversion d’étage).

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C’est cependant la végétation liée aux sols acides qui caractérise le plus le Ségala avec le genêt à balais, les bruyères et callunes, la fougère aigle,… Autrefois omniprésente et marquant successivement de jaune et de violet les landes et jachères des plateaux, elle est aujourd’hui cantonnée aux limites de parcelles ou abrupts rocheux inaccessibles.

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Mais, plus que cette végétation spontanée, l’arbre symbole du Ségala, installé ou répandu par l’homme pour qui il constituait la base de sa subsistance, est bien le châtaignier. Les vergers des plateaux ont laissé la place aux cultures, ceux des vallées, malades et abandonnés, forment des taillis souvent impénétrables.