Agriculture

Aujourd’hui, alors que les parcours les plus difficiles retournent à la friche ou au bois, les cercles des dolines s’étendent et se déforment sous l’effet conjugué du besoin croissant en cultures fourragères et du progrès du machinisme agricole (casseuses notamment).

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L’importance de l’élevage ovin lait pour Roquefort a conduit à la mise en place d’un modèle économique uniformisant qui semblerait aujourd’hui remis en cause au même titre que d’autres types d’agricultures productivistes.

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L’image emblématique des Grands Causses, de l’économie pastorale est de plus en plus rare. Les paysages steppiques de pâturages disparaissent au profit des cultures fourragères (destinées à l’ensilage). Ces cultures moins contraignantes sont favorisées par le cahier des charges de production laitière destinée au Roquefort. Une politique en contradiction avec l’image utilisée lors de ses messages publicitaires.
Entre friches et excès de modernité les paysages des grands causses devront trouver un équilibre pour concilier le maintien de l’activité et la préservation de ces paysages remarquables.

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Les anciens pâturages un temps abandonnés sont réinvestis par l’agriculture sous la forme de cultures fourragères. Ce nouveau “bocage” est rendu possible grâce aux concasseuses de roches.

Voies de communications

Avec l’arrivée de l’A75 les parcours sont raccourcis, engendrant une perception différente des grands espaces. La différence entre causse traversé (Larzac) et causse isolé (Causse Noir) s’en trouve accentuée. Le viaduc au nord et tunnel de l’Escalette au sud permettent un accès à niveau au Larzac, atténuant la perception de forteresse.

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La pression urbaine s’étend aux abords des échangeurs autoroutiers et des pôles urbains d’importance.
Montpellier est aux portes du Larzac et le raccordement de l’autoroute Toulouse/ Lyon à Séverac risque de démultiplier une pression industrielle, commerciale et urbaine déjà préoccupante pour l’intégrité des paysages des Grands Causses.

L’impact le plus conséquent des infrastructures nouvelles est l’appétit mal coordonné d’équipements qui voient le jour autour des échangeurs.

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Bâti

Sur les Grands Causses, la collecte et la gestion d’une eau trop rare furent longtemps les principaux facteurs limitants à l’implantation humaine. L’adduction d’eau généralisée rompt cette logique.

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La source vauclusienne du Durzon, havre de fraîcheur au pied d’un coteau aride, témoigne de la richesse et de la fragilité de la ressource en eau.

Elle reste néanmoins soumise à des pompages de résurgences dont les capacités ne sont pas illimitées. Par contre, l’assainissement devient une vigilance prioritaire pour ce milieu karstique très fragile. La dynamique démographique des Grands Causses, longtemps fragilisée (densité de population au seuil de la désertification), s’inverse. Du fait du passage entre autres de l’A75, c’est aujourd’hui une pression venant des bassins de population de Millau, mais aussi du littoral qu’il faut gérer. Les Avant-Causses concentrent autour des villes et des principales voies de communication des enjeux tant résidentiels, que commerciaux ou agricoles. La multiplicité des acteurs, la rencontre complexe des fonctions, produisent des espaces qui restent à gérer et font de la maîtrise des implantations un enjeu majeur des Avant-Causses. S’ajoutent à ces problématiques des risques majeurs de nature géologique inhérents à tout mouvement de terrain (pentes marneuses et éboulis consolidés d’origine glaciaire).

Vallée

Aujourd’hui, le tourisme redonne en partie une valeur économique à cet espace.Il s’accompagne d’un transfert de l’activité des pentes vers la rivière et peut conduire localement (de Peyreleau à Millau) à la saturation de l’espace dans l’étroite bande alluviale qui en est tributaire.

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