Les Grands Causses sont d’abord perçus par leurs limites.

Les falaises qui les constituent individualisent chaque plateau lorsqu’elles surplombent les gorges. Elles forment un piédestal sur les glacis marneux des Avant-Causses. E.A. Martel fut le premier à la caractériser ainsi sous l’appellation de “Causses couronnés”.
C’est le contraste entre l’horizontalité du plateau et la verticalité de la falaise qui met en scène ces territoires.

Cette impression de fortifications qu’offre les falaises peut être mise parallèle avec l’aspect offert par les fortifications des cités templières à l’intérieur des plateaux.

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Une fois franchi les limites du plateau, c’est, malgré la diversité des paysages, les horizons tendus d’aspect semi désertiques, “vertige horizontal” aurait dit George Sand, qui marquent les esprits.
Les vues rasantes sur ces pelouses sèches donnent une image de dépouillement semé d’oasis de terre que constituent les dolines.
La faune et la flore emblématiques (rupestre et steppique) corrobore la valeur patrimoniale de ces deux milieux originaux.

L’aridité et l’absence d’eau de surface contrastent avec le paysage souterrain qui constitue un véritable paysage caché, propre aux karst.

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Le paysage des Avant-Causses est souvent hétérogène :

les motifs forts caussenards y côtoient une occupation humaine parfois anarchique.
Les buttes témoins bénéficient d’une forte lisibilité par l’alternance des cultures sur les pentes douces marneuses et des bois sur les falaises et corniches.

Perception des Avant-causses